Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Histoire des Arts

Ce blog est rédigé par les élèves du lycée de Clamecy en option histoire des arts & Patrimoines


Théodore Géricault : Le radeau de la meduse

Publié par camille-alix sur 25 Octobre 2012, 15:45pm

Catégories : #Peintures

meduse  

C'est une peinture à l'huile sur toile, mais le noir utilisé contenant du plomb va noircir le tableau, pour finalement le rendre très sombre dans quelques années. C'est une œuvre de Théodore Géricault mesurant 7,16 m de longueur et 4,91 de hauteur, il s'agit donc d'une œuvre imposante. Ce tableau représente un fait divers, le premier jamais représenté en peinture.

 

histoire:

Sur la route du Sénégal, une des plus belles embarcations de la marine française, la frégate « la Méduse », s'échoue sur le banc d'Arguin avec 395 personnes à son bord. Pour suppléer aux canots de sauvetage, l'équipage se réfugie sur un radeau de fortune de 20 mètres de long sur 7 mètres de large. Mais les amarres avec le canot remorqueur sont coupées. Le radeau part alors à la dérive avec 150 hommes et une femme et pour toute nourriture 75 livres de biscuits.

12 jours plus tard, l'embarcation sera découverte avec 15 personnes survivantes. Les autres ayant été jetés à la mer ou même mangés par les autres rescapés.

 

Analyse:

-Cette œuvre est conservée au musée du Louvre à Paris.

Le peintre a choisi de représenter un moment de cette tragédie bien précis : la fin de cette dérive, quand il reste peu d'hommes sur le radeau. On voit les cadavres, les corps à moitié dans l'eau, l'autre moité sur le radeau. On aperçoit au fond des hommes qui font signe à un bateau, peint en tout petit plus loin dans l'océan, comme un signe d'espoir se répandent comme une trainée de poudre sur le radeau. On peut voir un homme devant qui se tient la tête dans les mains en signe de démence ou d'abandon peut-être. L'auteur fit poser des modèles dans son atelier au milieu des rats et des odeurs de putréfaction, se fut le cas de ses amis les peintres, Lebrun qui venait d'attraper la jaunisse et dont le teint moribond inspira Géricault pour le père et Delacroix pour le jeune homme de dos à droite du radeau. Le peintre a alors fait preuve d'un réalisme morbide.

Commenter cet article

Archives

Articles récents