Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Histoire des Arts

Ce blog est rédigé par les élèves du lycée de Clamecy en option histoire des arts & Patrimoines


La chambre de Van Gogh à Arles et ses influences Japonaises

Publié par Histoire des Arts sur 22 Mai 2014, 14:15pm

SOMMAIRE :


– Présentation de l'artiste Vincent Van Gogh
– Petite mise en contexte
– Présentation de l'oeuvre La chambre de Van Gogh à Arles
– Réponse à la problématique
– I- LA PASSION DU PEINTRE POUR LE JAPON ET LE TRAVAIL DE
HIROSHIGE
– II- L'INFLUENCE DU JAPON DANS LA CHAMBRE DE VAN GOGH A ARLES

 

Présentation de l'artiste V. Van Gogh :


Vincent Van Gogh, né en 1853 à Groot Zundert, dans le Brabant Septentrional, il était le fils d'un pasteur protestant. Dès l'enfance, Van Gogh fit preuve d'un tempérament lunatique et agité qui devait, tout au long de sa vie, contrarier ses projets. A partir de 1869, Van Gogh devint commis dans une galerie d'art mais, passionné par la lecture de la Bible, Van Gogh négligea son travail et dut finalement l'abandonner en 1876. Sombres et presque monochromes, ces premières oeuvres expriment avec rudesse la pauvreté et la misère des mineurs auxquels il s'attacha avec une ferveur. En 1886, Vincent Van Gogh s'installa à Paris et vécut avec son frère Théo qui dirigeait une petite galerie de tableaux. Il fit rapidement connaissance des jeunes peintres qui animaient les mouvements artistiques les plus innovants. Influencé par l'oeuvre des impressionnistes et par celui d'artistes japonais, son style évolua sensiblement à cette époque. Les couleurs s'éclaircirent, les touches de pinceau, qui furent apposées suivant une technique plus étudiée, suivaient souvent la forme de l'objet représenté. Dès 1888, il adopta des teintes franches et brillantes, présentes dans les tableaux de ses amis français.

En février 1888, il quitta Paris pour le Sud de la France où il peignit des paysages et des scènes de genre de la vie méridionale. L'artiste, installé à Arles, commença à employer des touches courbes, tourbillonnantes et des couleurs pures : le jaune, le vert et le bleu en particulier. Tout phénomène visible, peint ou dessiné par lui, semble être doté d'une vitalité physique et spirituelle. Quelques mois après cette fameuse nuit pendant laquelle il s'était coupé l'oreille*, il entra de plein gré à l'asile de Saint-Rémy-de-Provence où il peignit avec acharnement. De cette période date un grand nombre de chefs-d'oeuvre, dont les Blés jaunes (1889, National Gallery, Londres), la Chambre de Vincent à Arles (1889, Musée d'Orsay,Paris) et la Nuit étoilée (1889, Museum of Modern Art, New York).

En mai 1890, l'artiste quitta le Midi et rejoignit son frère Théo à Paris et quelques temps après, le 27 juillet 1890, il se tira un coup de revolver et décéda deux jours plus tard.
 

*suite à la dispute avec Paul Gauguin

 


Petite mise en contexte :
• En France, la Troisième République est le régime politique qui a succédé au Second
Empire.
• Inauguration (6mai) de « La tour Métallique » de Gustave Eiffel.
• 20 avril 1889 : naissance d'Adolph Hitler

 

Présentation de l’oeuvre La chambre de Van Gogh à Arles :


Cette oeuvre est une huile sur toile de 72x90 cm. Elle a été réalisé par Vincent Van Gogh en 1888 et est actuellement exposée au musée Van Gogh à Amsterdam.
Il en fait deux copies : tout d'abord il souhaite retoucher l'exemplaire envoyé à son frère, mais celui-ci lui conseil une copie plutôt qu'une restauration. Vincent en est alors assez satisfait et décide d'en faire une autre pour sa mère et sa soeur. La copie correspond à la version exposée à Chicago et l'exemplaire destiné à sa mère et sa soeur correspond à la
version exposée à Paris.

 

 

La chambre de Van Gogh à Arles et ses influences Japonaises

REPONSE A LA PROBLEMATIQUE :


Problématique :


Dans La chambre de Van Gogh à Arles, comment le peintre fait-il référence au Japon ?


I- LA PASSION DU PEINTRE POUR LE JAPON ET LE TRAVAIL DE HIROSHIGE


Lorsque l'on travaille sur une oeuvre de Van Gogh, nous élèves ou artistes, nous interprétons ses oeuvres et les analysons en faisant toujours le lien entre sa folie mythique et sa touche très personnelle. Nous expliquons les teintes dominantes par sa recherche de paix (cf : La Nuit Étoilée) ou encore son utilisation des couleurs complémentaires par son trouble intérieur ( cf : Café De Nuit ).
Or, si l'on prend un peu de recule, si l'on omet sa personnalité légendaire, on peut alors remarquer que à partir de 1888 ses toiles changent, sa technique aussi. Il oublie sa touche impressionniste / pointilliste, préfère les aplats et supprime les ombres.
Ces deux caractéristiques nous rappellent donc les crépons japonais.
En effet Vincent Van Gogh a une passion certaine pour le Japon. Il écrit d'ailleurs à son frère : « Pour ce qui est de rester dans le midi, même si c’est plus cher –Voyons, on aime la peinture Japonaise, on en a subi l’influence–tous les impressionnistes ont ça en commun –et on n’irait pas au Japon c’est-à-dire, ce qui est l’équivalent du Japon, le midi. –Je crois donc qu’encore après tout l’avenir de l’art nouveau est dans le midi. ».
Dès lors, son art s'inspire de la philosophie japonaise qui repose sur la solidité, la composition, la sérénité, le voyage et la paix intérieure.
Un artiste japonais connu suit lui aussi cette philosophie, il s'agit de Hiroshige.
Utagawa Hiroshige est un dessinateur, graveur et peintre japonais né en 1797 et mort en 1858. Il réalise les très connues Trente-six vues du Mont Fuji.

Vincent est très admiratif du travail de cet artiste. Il collectionne d'ailleurs 12 des ses estampes. Il va même copier certaines de ses oeuvres.

 

II-L'INFLUENCE DU JAPON DANS LA CHAMBRE DE VAN GOGH A ARLES

 

Comme Van Gogh l'écrit dans une lettre adressée à son frère Théo « ...la vue du tableau doit reposer la tête, ou plutôt, l'imagination. […] La carrure des meubles doit maintenant encore exprimer le repos inébranlable. ». Tout d'abord le tableau semble simple, fait à « main levée ». Les lignes sont souples, courbées ce qui donne un aspect mouvementé au dessin. Elles sont également noires, et leur épaisseur varie.
La perspective est légère, le peintre semble avoir reproduit ce qu'il voyait. Toute fois sa toile conserve une bonne précision car si l'on prolonge les lignes de murs on distingue un point de fuite situé en bas à droite de la fenêtre. Les couleurs sont vives et complémentaires : il y a du jaune et du violet (qualifié « lila » par V. Van Gogh), il y a le rouge de la couverture et les rayures du parquet penchant au vert. Le peintre a favorisé les à-plats et a supprimé les ombrages.
Ensuite, les touches sont épaisses ce qui recréaient une texture lourde et solide ; cela fait appel au bois des meubles, à leur solidité.
Enfin le peintre à choisi un lieu tout à faire ordinaire dans lequel se déroulent des moments de la vie quotidienne : sa chambre.
Peut-être puis-je même m'avancer à dire que les différentes copies de ce tableaux nous font également penser aux séries d'estampes japonaises.
En conclusion, Van Gogh a toujours nourrit une certaine passion pour le Japon. Il acollectionné certaines estampes d'Hiroshige, artiste qu'il admirait et qu'il a copié.
 

En 1888, Vincent décide de se rendre dans son Japon paradisiaque : le midi. Dès lors le peintre est plongé dans cet univers qui lui est cher et écrit plusieurs fois à son frère qu'il souhaite faire ressortir le calme et la sérénité à travers ses tableaux.
Van Gogh fait donc référence au Japon en utilisant toutes les caractéristiques et certaines techniques des estampes japonaises ; que ce soit à travers les couleurs utilisées, les lignes et même le lieu choisi.

 

Mes sources :


Wikipédia
Youtube-Palettes
http://cultureartistique-histoiredesarts.fr
Musée D'orsay
http://www.pinacotheque.com

Commenter cet article

Archives

Articles récents